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Starbucks critiqué après l'ouverture de ses premiers cafés au Xinjiang
information fournie par Boursorama avec AFP 02/10/2026 à 12:20

Une commission parlementaire américaine et une organisation ouïghoure ont critiqué Starbucks après l'ouverture par la chaîne de ses deux premiers cafés au Xinjiang, où la Chine est accusée de violer les droits de la population musulmane, ce qu'elle réfute.

( AFP / HECTOR RETAMAL )

( AFP / HECTOR RETAMAL )

La multinationale américaine a ouvert mardi deux établissements dans la capitale régionale Urumqi (nord-ouest), l'un dans le bazar et l'autre à l'aéroport, a rapporté l'agence d’État Chine Nouvelle.

Aux États-Unis, la Commission spéciale de la Chambre des représentants sur la Chine, présidée par le républicain John Moolenaar, a dénoncé dans un communiqué "une décision choquante et moralement indéfendable de la part d’une entreprise qui se targue de sa responsabilité sociale".

"Chaque tasse vendue dans ces établissements associe une marque américaine emblématique à la campagne brutale du PCC (Parti communiste de Chine) contre les Ouïghours. Starbucks doit immédiatement faire marche arrière et fermer ses établissements au Xinjiang", dit John Moolenaar dans ce communiqué.

Le Congrès mondial ouïghour, en exil, qui dit défendre les intérêts des Ouïghours, a accusé Starbucks "de fermer les yeux une fois de plus sur une situation dramatique pour les droits humains".

"Aucune entreprise ne devrait contribuer à une économie où le travail forcé imposé par l'État demeure une grave préoccupation", a dit cette organisation dans une publication sur les réseaux sociaux.

Le Xinjiang, peuplé de nombreux groupes ethniques, dont les Ouïghours turcophones et musulmans, fait l'objet depuis une décennie d'une ferme politique sécuritaire menée par Pékin au nom de l'antiterrorisme, après avoir été frappé pendant longtemps par des attentats attribués par les autorités à des islamistes et des séparatistes, et qui ont fait de nombreux morts civils.

L'ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits humains Michelle Bachelet avait publié en 2022 un rapport faisant état de possibles "crimes contre l'humanité" au Xinjiang. Il détaillait les violations commises à l'encontre des Ouïghours et d'autres minorités musulmanes, notamment des allégations "crédibles" de torture généralisée et de détentions arbitraires. Des ONG portent des accusations semblables.

Pékin les réfute et assure que sa politique a permis de faire cesser les attentats, de lutter contre l'extrémisme et d'assurer le développement économique de la région.

Le gouvernement chinois investit massivement au Xinjiang, l'une des régions du pays ayant connu la croissance la plus rapide en 2025. Il y encourage l'essor du tourisme.

Decathlon, géant français de la distribution d'articles de sport, avait fait face en 2025 à des informations de presse selon lesquelles il avait bénéficié du travail forcé des Ouïghours pour son approvisionnement. Le groupe avait répondu en condamnant le travail forcé et en niant tout lien entre l'un de ses fournisseurs et une société exploitant le travail forcé.

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